J’ai commencé par imaginer un nouveau projet au cœur du quotidien des gens, écolo et avec des tarifs non-genrés.
Tout au long du mois, nous mettons à l’honneur des femmes inspirantes qui ont osé se lancer et concrétiser leur projet grâce à l’accompagnement de structures engagées. À travers leurs portraits, découvrez leurs parcours, leurs défis et leur réussite, pour inspirer toutes celles qui hésitent encore à franchir le pas de l’entrepreneuriat.
Aujourd’hui, nous vous invitons à plonger dans l’histoire de Stéphanie Boireau, fondatrice de Le salon qui bouge.
Ancienne documentaliste, Stéphanie Boireau quitte les archives pour se consacrer pleinement à l’art de la coiffure. Après 14 années passées dans des salons traditionnels, dont 7 en tant qu’entrepreneure, elle décide de remettre en question son secteur pour continuer à exercer sa passion tout en intégrant les défis écologiques actuels.
En 2010, elle amorce sa reconversion professionnelle et fait ses premiers pas chez Jean-Louis David pendant 5 ans. En 2015, elle co-fonde le Scissors Bar, un salon innovant alliant un bar à couleurs, des expositions, une friperie à l’étage et des événements ponctuels.
Après 7 ans d’aventure et la crise sanitaire, elle choisit de quitter Nantes pour s’installer dans le Loir-et-Cher, près de sa famille, et repenser un nouveau projet entrepreneurial en accord avec ses valeurs. En 2023, elle fonde « Le Salon qui bouge », une initiative révolutionnaire qui transforme chaque rendez-vous en une expérience nomade, inclusive et éco-responsable.
L’envie d’entreprendre
“Quand j’ai entamé ma reconversion professionnelle, il était très clair dans ma tête que je serais un jour à mon compte. Je me lance une première fois de manière un peu naïve avec deux associés. Après la crise sanitaire, mon état d’esprit évolue, je ressens le besoin de contribuer davantage. Je leur vends mes parts et je commence à imaginer un nouveau projet au cœur du quotidien des gens, écolo et avec des tarifs non-genrés. “
« Le Salon qui bouge » est un salon de coiffure nomade, éco-responsable et inclusif, conçu pour intervenir dans divers lieux – entreprises, tiers-lieux, espaces de coworking, boutiques, studios de yoga, studios de piercing, marchés de créateurs ou festivals – et répondre à des besoins encore inassouvis.
Stéphanie y propose un nouveau modèle économique basé sur le slow-working et une tarification non genrée, visant à lutter contre la taxe rose.
Elle a également élaboré une charte éco-engagée pour réduire son impact environnemental, en mutualisant les prestations coiffure (minimum trois participants pour une intervention à domicile), en limitant l’empreinte eau grâce à des techniques adaptées et en recyclant les cheveux coupés via la société Capillum.
Pour les petits déplacements, elle utilise un vélo cargo, et elle privilégie l’usage modéré de produits coiffants éco-conçus et fabriqués en France.
“Je me sens très proche des valeurs portées par France Active.”
C’est pourquoi elle a candidaté au Concours régional de l’entrepreneuriat par les femmes en 2024, et quelques mois plus tard, a été sélectionnée pour participer à l’accélérateur de l’engagement en tant que projet accéléré.
Elle a également pris part à une journée Paref organisée par France Active Centre-Val de Loire.
“Je leur dirais de ne pas laisser la peur et les obstacles prendre le dessus, et de structurer leur projet autant que possible en s’appuyant sur des dispositifs comme la BGE ou France Active.
Je leur parlerais également de l’importance du réseau : j’ai rencontré des femmes incroyables, entrepreneures dans des domaines variés, qui m’ont beaucoup aidée à faire avancer ce beau projet. La solidarité entre entrepreneures existe réellement, il faut savoir la nourrir et s’entourer des bonnes personnes !
Enfin, je leur conseillerais de travailler leur état d’esprit : la vie d’entrepreneure, c’est un véritable roller-coaster. Pour tenir le coup et rester sur la bonne voie, le coaching ou les podcasts spécialisés peuvent vraiment être d’une grande aide.”
A bénéficié
A été accompagné par
France Active Centre-Val ed Loire
Avec le soutien de


Avec le soutien de



